Consoude
(Symphytum officinale)
Famille des Boraginacées
Comfrey
Echter Beinwell
Consólida mayor
Synonyme : grande consoude, symphyte officinale, herbe aux coupures
Confusions possibles : possibilité, avant la floraison, de confondre les feuilles de la digitale pourpre (plante extrêmement toxique) avec celles de la consoude. Le toucher est le meilleur moyen de les distinguer : la digitale est douce, couverte de poils laineux, alors que la consoude est rêche
Cueillette :
- racines, de septembre jusqu’en hiver
- feuilles, d’avril à septembre
- fleurs, de mai à août
Habitat : prairies humides, chemins, bois humides, fossés
Description de la plante :
- grande plante vivace de 30 à 130 cm, vivant en grandes colonies. Elle possède une racine rhizomateuse d’un brun noir à l’extérieur, blanche à l’intérieur
- ses grandes feuilles (jusqu’à 40 cm de long sur 15 cm de large) sont alternes, ovales à lancéolées, effilées et aiguës au sommet, et décurrentes (se prolongeant sur la tige). Elles sont couvertes de poils raides (courbés sur la face inférieure)
- ses fleurs dans les tons de blanc, de rose, de pourpre clair à foncé, voire jaune pâle ou crème, sont groupées en cymes scorpioïdes unipares au sommet des rameaux. Leur corolle en tube est élargi en cloche à leur extrémité
ses fruits sont composés de 4 akènes lisses et brillants
Particularités de la plante :
- l’étymologie du mot “consoude” vient du latin “consolida” (qui répare et ressoude les fractures) ; de même, le nom latin “symphytum” se réfère aux propriétés cicatrisantes des consoudes
- les poils permettent aux feuilles de se coller ensemble et donc de les farcir
- les feuilles peuvent être légèrement amères et astringentes à l’état cru
- la consoude est utilisée comme engrais végétal en agriculture biologique. Elle peut être récoltée plusieurs fois par an, procurant une quantité appréciable de matériaux verts riches en matières minérales utilisables de diverses manières (purin, mulch, compost) pour accroître la fertilité du sol et la croissance des plantes
Propriétés médicinales :
- émolliente, astringente, expectorante, anti-inflammatoire, cicatrisante
- la consoude peut être indiquée en cas de diarrhée, de gastro-entérite et de maladie du colon comme la dysenterie. Elle soulage les ulcères digestifs et les cancers gastriques. La plante est utilisée pour réduire les rejets de sang par la bouche liés à la tuberculose
- la consoude peut également être prescrite en usage externe pour cicatriser les plaies, les brûlures, les crevasses du mamelon et les gerçures. On peut appliquer la plante sur les fissures anales ou pour soulager la douleur des lésions osseuses et des ulcères aux jambes. Appliquées en compresse, elle traite les contusions, les entorses et les fratures. Ses propriétés sont dues à la présence en abondance d’allantoïne, responsable très efficace du renouvellement cellulaire
- astringente et anti-inflammatoire, la feuille de consoude atténue les douleurs dues à l’arthrose, aux crampes ou aux névralgies musculaires, en permettant un relâchement des muscles
- en cataplasme, la consoude purifie les poumons et traite les toux sèches
- en gargarisme ou en bains de bouche, elle agit sur les plaies et les inflammations de la cavité buccale
- adoucissante : ses mucilages en font un excellent traitement d’appoint en cas de crevasses ou de gerçures, voire de piqûres d’insectes
Toxicité :
- la consoude, et plus particulièrement la racine, plus riche en alcaloïdes, contient également des alcaloïdes pyrrolizidiniques aux propriétés hépatotoxiques dangereuses (elles augmentent le risque de tumeurs au foie). Ces alcaloïdes pyrrolizidiniques sont toxiques pour le foie à haute dose (trop grande quantité ingérée en un repas par exemple) ou à petite dose si une consommation régulière en est faite, aussi est-il déconseillé de manger quotidiennement de la consoude. À titre occasionnel, on peut donc consommer les feuilles et les fleurs. Sa racine est à éviter
- la consoude est contre-indiquée chez les enfants, les femmes enceintes ou allaitantes et les personnes atteintes de maladies hépatiques
Utilisations culinaires :
- jeunes feuilles et fleurs en salades
- feuilles blanchies en légumes
- feuilles farcies de duxelles de champignons, de jambon et fromage (cordon bleu), de poisson, de farce, puis panées ou trempées dans de la pâte à galette et saisies dans une poêle chaude huilée (voir recettes)
- les grandes feuilles peuvent servir à enrouler des pâtés (voir recette) ou d’autres préparations
- boutons floraux, grappe florale, petites feuilles en beignets
- jeunes tiges tendres (éventuellement épluchées comme la rhubarbe) cuisinées en légumes à la façon des asperges ou des salsifis
- en soupe, les feuilles de consoude l’épaississe du fait de leur mucilage
- la racine est très tendre, mucilagineuse, et était et pourrait être mangée crue ou cuite après avoir été pelée (de part sa toxicité avérée pour le foie, il est plus prudent de ne pas la consommer, mais plutôt d’en faire des crèmes ou onguents pour usages externes)
Pour plus d’infos :
Et du point de vue médicinal :
- Medisite (FR)
- Doctissimo (FR)
- Doctonat (FR)
- Apotheken (DE)
Vidéos :
- Le Chemin de la Nature (FR) :
- Plantes Sauvages Comestibles (FR) :
- Buschfunkistan (DE) :
- HeilpflanzenSchätze (DE) :




