Prunier (Quetschier)

(Prunus domestica)

Famille des Rosacées

Drapeauangleterre

Prune plum

Drapeauallemand

Pflaume (Zwetschge)

Drapeauespagne

Ciruela

Synonyme : non connu

Cueillette :

  • fleurs, de mars à avril
  • jeunes feuilles, d’avril à mai
  • fruits, d’août à octobre selon les espèces

Habitat : lisières de forêts, haies, parcs, champs, plantations

Description de la plante :

  • petit arbre de 3 à 8 m de haut au houppier ovoïde et aux rameaux glabres, brun rougeâtre, un peu épineux dans les formes sauvages
  • écorce brunâtre, puis grisâtre et crevassée
  • feuilles alternes, simples, dentées, ovales pointues, avec un court pétiole, vert foncé mates et glabres dessus, plus clair et plus ou moins pubescentes dessous
  • les fleurs blanches à 5 pétales apparaissent avant les feuilles sur des rameaux de l’année précédente. Elles sont solitaires ou réunies par 2 ou 3
  • le fruit est la prune, de forme plus ou moins sphérique ou oblongue, glabre et couvert de “pruine”, qui est une fine pellicule cireuse, et dont la chair n’adhère pas au noyau

Particularités de la plante :

  • la floraison précoce débute en mars et s’expose donc aux gelées, mais elle est si abondante que le gel compromet rarement les récoltes
  • le prunier d’Ente donne des prunes pourpres qui, après séchage, deviennent des pruneaux
  • après fermentation, on en distille un alcool dans plusieurs régions d’Europe, tout particulièrement en Alsace et en Lorraine (Mirabelle, Quetsche)

Propriétés médicinales :

  • très riches en fibres, la prune est un puissant laxatif. Idéal en cas de constipations et de désordres intestinaux pour accélérer le transit. Son fruit sec, le pruneau, est lui aussi très recommandé pour purifier les voies digestives.
  • les feuilles de prunier seraient astringentes, diurétiques, laxatives, fébrifuges et vermifuges

Toxicité :

  • le prunier appartient à un genre dont la plupart des espèces produisent du cyanure d’hydrogène, un poison qui donne un goût d’amande caractéristique. On retrouve cette toxine plutôt dans les feuilles et les noyaux des fruits, et se trouve détecté sans hésitation par son goût amer. En petites quantités, il a été montré que le cyanure d’hydrogène stimule la respiration et améliore la digestion, et il serait aussi bénéfique dans le traitement contre le cancer. Cependant, en excès, il peut causer des problèmes respiratoires pouvant entrainer la mort !!!

Utilisations culinaires :

  • jeunes feuilles macérées dans de l’alcool pour réaliser des liqueurs, ou dans du vin rouge pour réaliser un apéritif
  • fleurs en sirops, gelées, glaces, mousses, panacotta, … ou séchées pour être infusées en tisanes
  • prunes en tartes, gâteaux, confitures, sorbets, chutney, … mais aussi en jus, liqueurs, ou bien encore séchées
  • on peut macérer les noyaux dans de l’alcool pour obtenir un Amaretto