Colza

(Brassica napus var. napus = Brassica napus var. oleracea)

Famille des Brassicacées (Crucifères)

Drapeauangleterre

Rapeseed

Drapeauallemand

Raps

Drapeauespagne

Colza

Synonyme : navette

Cueillette :

  • racines, d’avril à août
  • jeunes pousses, inflorescences, fleurs, d’avril à août

On ramassera le colza dans ses propres champs ou jardins, ou lorsqu’il s’est établi sauvage à l’extérieur des cultures. Attention alors qu’il n’ait pas subi un traitement insecticide aux abords des champs cultivés

Habitat : champs, plante cultivée

Description de la plante :

  • plante herbacée annuelle ou bisannuelle qui atteint une hauteur de 30 à 150 centimètres
  • la tige dressée est ramifiée dans sa partie supérieure. Les parties aériennes de la plante sont parfois très légèrement frangées de poils gris le long des nervures et des marges des feuilles, mais sont généralement complètement glabres ou peu poilues à la base.
  • feuilles toutes glabres et glauques, les inférieures lyrées-pennatipartites, les supérieures oblongues, rétrécies au-dessus de la base, embrassantes-auriculées
  • fleurs d’un jaune d’or, grandes, espacées, même à la floraison
  • la gousse sessile est linéaire, cylindrique à légèrement quadrangulaire, mesurant de 5 à 10 centimètres de longueur, et contient douze à vingt graines. Les graines rondes, de couleur brun foncé à noirâtre, sont sphériques, présentent une surface finement réticulée et un diamètre de 1,5 à 2,5 millimètres

Particularités de la plante :

  • colza vient du néerlandais “koolzaad” (littéralement “graine de chou”)
  • la culture du colza, plante d’un croisement entre un chou et une navette, semble exister depuis 2000 à 1500 ans av. J.-C. L’hybride aurait été sélectionné sous deux formes : le colza pour son huile, et le rutabaga (Brassica napus subsp. rapifera) pour ses racines
  • le colza est une culture largement répandue dans le monde, principalement dans les zones tempérées fraîches, principalement pour l’alimentation animale, pour la production d’huile alimentaire, et plus récemment pour la production de bio-carburant
  • on tire de ses graines environ 40 % d’une huile alimentaire
  • l’huile de colza contient de l’acide oléique (60 %), de l’acide linoléique (22 %), et de l’acide linolénique (9 %). C’est une source naturelle très importante d’acides gras insaturés de la famille des Oméga 3
  • l’huile de colza peut être utilisée comme substitut à l’huile d’olive dans les onguents et les huiles pharmaceutiques
  • les fleurs de colza produisent un nectar abondant à partir duquel les abeilles font un miel clair, très riche en glucose, qui doit être extrait assez rapidement des rayons car il a tendance à cristalliser. Ce miel est habituellement mélangé avec d’autres miels plus doux pour la consommation directe ou bien vendu pour la pâtisserie. Il est souvent commercialisé sous l’appellation « miel de printemps »

Propriétés médicinales :

  • tout comme l’huile d’olive, l’huile de tournesol, l’huile de soja et l’huile de noix, l’huile de colza est particulièrement recommandée pour lutter efficacement contre le mauvais cholestérol et contre les risques de maladies cardiovasculaires. Très riche en acides gras insaturés (Oméga 3, Oméga 9, acides gras mono-insaturés et acides gras polyinsaturés), elle contient également des antioxydants et des vitamines K et E (concourt à la beauté de votre peau). L’huile de colza permet donc, d’une part de diminuer le mauvais cholestérol, et d’autre part, d’augmenter la production du bon cholestérol. L’Oméga 3 est un acide gras essentiel, car il ne peut être fabriqué par l’organisme et doit nécessairement être rapporté par l’alimentation. Grâce à deux cuillères à soupe d’huile de colza par jour, vous pouvez couvrir 90% de vos besoins journaliers en Oméga 3.
  • la racine de colza est émolliente et diurétique

Toxicité :

  • l’huile de colza naturelle contient, parmi ses acides gras, de l’acide érucique, dont la toxicité a été démontrée dans les années 1960, pour les rats et les porcelets. Par sélection génétique, des variétés à faible teneur en acide érucique, dites “0” (zéro), ont été sélectionnées à la fin des années 1960. Ce sont les seules admises pour la consommation humaine

Utilisations culinaires :

  • jeunes feuilles crues en salades 
  • jeunes pousses, feuilles et inflorescences cuites en légumes, dans des soupes, gratins, farces, …
  • les fleurs en décor de plats, de salades
  • racines cuites en légumes
  • l’huile de colza peut être utilisée dans multiples préparations tout comme l’huile de tournesol

Pour plus d’infos :

Et du point de vue médicinal :

Vidéos :

  • Le Chemin de la Nature (FR) :
    1. Tout se mange dans le colza !
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