Stellaire intermédiaire

(Stellaria media)

Famille des Caryophyllacées

Drapeauangleterre

Common chickweed

Drapeauallemand

Gewöhnliche Vogelmiere

Drapeauespagne

Capiqui

Synonyme : mouron des oiseaux, mouron blanc, morgeline

Confusions : avant la floraison, il sera facile de confondre la stellaire avec le mouron rouge (Anagallis arvensis) une Primulacée légèrement toxique (du fait de sa forte teneur en saponines hémolytiques), du moins à l’état cru, qui pousse très fréquemment dans les jardins

Cueillette :

  • plante entière, toute l’année

La stellaire produit souvent 5 ou 6 générations de suite sur le même terrain. Lorsque la plante est assez jeune, elle peut être ramassée et utilisée avec ses tiges, très tendres. Avec l’âge, les tiges deviennent dures. On ne retient alors que les pointes et les feuilles

Habitat : jardins, champs, pied des murs, bois frais, lieux humides et ombragés

Description de la plante :

  • plante herbacée annuelle, bisannuelle ou vivace de 5 à 40 cm de hauteur, très commune, couvrant souvent le sol d’un épais tapis vert
  • la tige grêle et cylindrique est d’abord étalée (la multiplication végétative se réalisant au niveau des nœuds qui s’enracinent) puis dressée, munie sur un côté d’une ligne de poils alternant d’un nœud à l’autre
  • les petites feuilles (5 à 30 mm de long), entières, pétiolées, opposées, d’un beau vert tendre, sont soit sessiles et lancéolées-linéaires, soit à pétiole cilié et limbe ovale, aigu au sommet, mais alors à nervation pennée bien visible uniquement sur la face supérieure de la feuille adulte
  • l’inflorescence est une cyme bipare qui porte des fleurs de 4 à 6 mm, composées de 5 pétales bifides, blancs, de même longueur que les sépales
  • le fruit est une capsule ovale dépassant du calice, contenant de nombreuses graines aplaties, brun-rouge ou noires

Particularités de la plante :

  • le nom du genre vient du latin “Stella”, l’étoile. Il fait référence aux cinq pétales échancrés qui donnent à la corolle l’aspect d’une étoile à dix rayons. L’épithète du nom botanique “media”, « milieu », fait référence à la ligne de poils qui court alternativement d’un côté puis de l’autre de chaque entre-nœud de la tige ronde, cette caractéristique permettant de la distinguer de plantes toxiques qui affectionnent les mêmes milieux, comme le Mouron rouge (Anagallis arvensis)
  • son nom “mouron des oiseaux” rappelle que, malgré leur petitesse, les graines sont appréciées par les oiseaux
  • “mauvaise herbe” couvrant souvent le sol d’un épais tapis vert
  • en zone tempérée, elle fleurit toute l’année, continue à croître à 2 °C (quand la plupart des plantes sont en dormance), se marcotte spontanément et produit jusqu’à 6 générations par an
  • saveur de noisette, de maïs
  • la présence de cette espèce indique au botaniste que le sol est fertile. On devrait la tolérer en hiver car cette “mauvaise herbe” couvre le sol de façon efficace, le garde humide et meuble, et surtout le protège contre l’érosion
  • la plante contient des vitamines A et C (cinquante grammes de salade de mouron des oiseaux couvrent approximativement les besoins quotidiens en vitamine C d’un adulte. Toutefois, en raison de sa teneur en saponines, il convient de ne pas en consommer en excès). Le mouron des oiseaux contient deux fois plus de calcium, trois fois plus de potassium et de magnésium, et sept fois plus de fer que la laitue

Propriétés médicinales :

  • la plante fraîche passe pour être tonifiante, diurétique et légèrement laxative. Son infusion serait également expectorante

Utilisations culinaires :

  • jeunes pousses, feuilles en salades
  • feuilles hachées, dans une soupe, farce à raviolis, sauce, …
  • les feuilles sont agréables dans des smoothies
  • fleurs (ou plutôt les pointes fleuries) en décor de plats