Chénopode bon-Henri
(Chenopodium bonus-henricus = Blitum bonus-henricus)
Famille des Amaranthacées
Good-King-Henry
Guter Heinrich
Espárrago del Rey Enrique
Synonyme : ansérine bon-Henri, épinard sauvage
Confusions possibles : les feuilles du chénopode bon-Henri peuvent être confondues avec celles du datura (Datura), très toxique
Cueillette :
- feuilles, d’avril à novembre
- inflorescences, de juillet à septembre
- graines, d’août à octobre
Si les feuilles peuvent être récoltées pendant toute la période de végétation de la plante, il ne faut récolter les inflorescences que lorsqu’elles sont jeunes et suffisamment tendres pour être facilement cueillies entre le pouce et l’index car leur axe devient rapidement trop dur. Les graines ne sont pas grosses, mais leur production est abondante. Elles se libèrent aisément avec les doigts et se nettoient sans difficulté par vannage.
Habitat : décombres, bords des chemins, abords des chalets d’alpage et des habitations, reposoirs, lieux fumés
Description de la plante :
- plante annuelle ou pérenne avec une tige épaisse, dressée, de 20 à 60 cm de haut
- les nombreuses feuilles d’un vert foncé au revers argenté ont une longueur de 50 à 100 mm et sont larges, luisantes, de forme triangulaire ou en fer de flèche, souvent ondulées sur les bords. La face inférieure des feuilles est recouverte de poils donnant une impression farineuse caractéristique au toucher
- les fleurs sont produites dans un grand épi presque sans feuilles de 100 à 300 mm de long; chaque fleur est très petite (3-5 mm de diamètre), verte, avec cinq sépales
- les graines sont vert-rouge, 2 à 3 mm de diamètre
Particularités de la plante :
- les feuilles sont plus ou moins en forme de patte d’oie (d’où le nom de la plante, du grec “chên”, oie et “podion”, patte). “Bon” rappelle que cette plante fut jadis consommée comme légumes. “Henri” vient du roi Henri IV qui aurait découvert son importance sur le plan culinaire
- présence d’une couche farineuse au revers des feuilles
- c’est un cousin de l’épinard
- vit surtout en montagne
- forme parfois des colonies très importantes
Propriétés médicinales :
- émollient, dépuratif et légèrement laxatif
- en usage externe, on confectionne avec ses larges feuilles des cataplasmes émollients et résolutifs
Toxicité :
- tout comme chez l’épinard, les oxalates solubles des chénopodes se montrent irritants et il faudra éviter de les consommer en excès. On peut aussi les faire cuire à deux eaux
- les malades rénaux, hépatiques, arthritiques ou lithiasiques devront éviter de la consommer
- le chénopode est une plante qui accumule fortement les nitrates. Pour la récolte, il n’est pas toujours évident de trouver cette plante en abondance dans des zones sauvages préservées de la pollution
Utilisations culinaires :
- jeunes feuilles crues en salades
- feuilles cuites à la vapeur ou étuvées au beurre comme les épinards, mais aussi en soupes, en gratins, en quiches, en lasagnes, …
- jeunes inflorescences cuites à la vapeur et servies avec une sauce à la façon des asperges
- graines cuites dans beaucoup d’eau et préparées en bouillies ou dans des farces de tomates ou poivrons
- graines germées (source de vitamines précieuse en hiver)
- les graines moulues peuvent être mélangées à de la farine, par exemple pour la fabrication du pain. Il est recommandé de les faire tremper toute une nuit et de les rincer abondamment avant consommation afin d’en extraire les saponines
Vidéos :
- Plantes Sauvages Comestibles (FR) :
- Buschfunkistan (DE) :




