Cresson de fontaine
(Nasturtium officinale = Rorippa nasturtium-aquaticum)
Famille des Brassicacées (Crucifères)
Watercress
Echte Brunnenkresse
Berro de agua
Synonyme : cresson officinal
Cueillette :
- feuilles, d’avril à novembre
- fleurs, de juin à septembre
Les feuilles se ramassent généralement avant la floraison, mais on peut aussi bien les cueillir lorsque les fleurs et les fruits sont présents, donc pratiquement pendant toute la durée de vie de la plante.
Faites particulièrement attention si le cresson croît dans des ruisseaux traversant des pâturages : la contamination par la douve du foie est possible.
Habitat : eaux courantes, ruisseaux, sources, fossés
Description de la plante :
- plante vivace qui forme des pousses rampantes au fond de l’eau, puis des tiges creuses qui se dressent hors de l’eau à l’extrémité des rameaux
- les tiges sont étalées, voire couchées sur le sol ou sur les plans d’eau. Elles peuvent dépasser deux mètres de long. Elles émettent facilement des racines adventives au niveau des nœuds
- les feuilles émergentes sont pennées et charnues, alternes, vert foncé, munies d’un long pétiole. Elles sont composées de cinq folioles ovales plus ou moins arrondies, la foliole terminale étant plus grande que les autres
- les petites fleurs blanches (5-6 mm) à 4 pétales en croix (Crucifère) et à anthères jaunes apparaissent en grappes terminales tout l’été
- le fruit est une silique de 1 à 2 cm de long, linéaire ou linéaire-oblongue, terminée par un style épais, à valves sans nervures. La silique renferme de petites graines brun rouge, ovales, sur deux rangs dans chaque loge de la silique
Particularités de la plante :
- le nom générique “nasturtium” est formé sur les termes latins “nasum”, nez, et “torquere”, tordre, grimacer, par allusion à la saveur piquante du cresson
- plante vivace aquatique formant de belles colonies. Elle forme des pousses rampantes au fond de l’eau, puis des tiges creuses qui se dressent hors de l’eau á l’extrémité des rameaux. Les tiges émettent facilement des racines adventives au niveau des nœuds
- saveur piquante
- le cresson est cultivé commercialement dans des “cressonnières” alimentées en eau courante, en particulier dans la région parisienne. Sa culture en France date de 1811
Propriétés médicinales :
- le cresson est tonique, apéritif, stomachique, dépuratif, diurétique, expectorant et digestif
- le cresson présente un taux record de fer et de calcium ainsi que beaucoup de vitamine C, ce qui en fait un aliment de choix pour prévenir l’anémie et le scorbut. Il contient aussi des quantités intétessantes de magnésium et de zinc
- le cresson contient du beta-carotène et de la lutéine, deux molécules reconnues pour leur action anti-oxydante qui préviendrait la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Comme toutes les plantes qui appartiennent à la famille des crucifères (choux, navets, …), il réduirait les risques de cancer (cancer du rein, du poumon, de l’ovaire) et d’accidents cardio-vasculaires. On l’emploie parfois pour guérie la bronchite et la coqueluche, car il dégage les voies respiratoires (action expectorante)
- en cataplasme, les feuilles sont bénéfiques pour les problèmes de peau tels que abcès, furoncles, plaies, ulcères, il désinfecte et facilite la cicatrisation, apaise l’eczéma, assoupli la peau tout en retardant les effets du vieillissement. Efficaces sur les piqûres d’insectes, elles ont une action calmante aussi sur l’arthrite, les lumbagos, les sciatiques, les crises de goutte et les rhumatismes
Toxicité :
- la consommation excessive de cresson cru peut provoquer des troubles urinaires (cystite)
- il arrive que la plante soit contaminée par les larves de la douve du foie (Fasciola hepatica), ver parasite habituel des ruminants, qui peut se montrer dangereux pour l’homme en s’enkystant dans le foie. En cas de doute, il vaut mieux faire cuire le cresson, ce qui élimine tout risque en tuant le parasite
Utilisations culinaires :
- jeunes feuilles en salades, pesto, beurre, sauces, fromage frais, plats à base d’œufs
- feuilles plus âgées cuites à 2 eaux pour enlever l’amertume, en légumes, soupes ou gratins, ou encore en coulis vert relevé pour accompagner du poisson
- en Europe centrale, on en préparait par lacto-fermentation une sorte de choucroute
- les jeunes pousses florales ressemblent à de petits brocolis et peuvent être mangées crues ou légèrement cuites
- fleurs en décor
- les graines très riches en fer, en protéines, acide linoléique et acide gras arachidique, sont consommées broyées, salées et même torréfiées et elles sont saupoudrées sur les salades, les pâtes et dans les sandwichs ; elles sont également consommées germées
Vidéos :
- Le Chemin de la Nature (FR) :
- Plantes Sauvages Comestibles (FR) :
- Wolf-Dieter Storl (DE) :
- HeilpflanzenSchätze (DE) :




