Chénopode hybride
(Chenopodiastrum hybridum = Chenopodium hybridum)
Famille des Amaranthacées
Maple-leaved goosefoot
Bastard-Gänsefuß
Cenizo hibrido
Synonyme : chénopode à feuilles de stramoine, ansérine hybride
Confusions possibles : les jeunes feuilles du chénopode hybride peuvent être confondues avec celles de la morelle noire (Solanum nigrum) ou du datura (Datura), toutes deux toxiques
Cueillette :
- feuilles, de mai à septembre
- graines, de juillet à octobre
Les feuilles peuvent être récoltées pendant toute la période de végétation de la plante, mais leur saveur est d’autant meilleure qu’elles sont plus jeunes
Habitat : jardins, champs, décombres, bords des chemins
Description de la plante :
- plante herbacée annuelle qui atteint une hauteur de 30 à 70 cm et ses racines s’étendent jusqu’à 120 cm de profondeur
- la tige est dressée, simple ou ramifiée, anguleuse et sillonnée
- feuilles vert foncé, glabres, pointues, avec, de chaque côté, 3 à 4 grandes dents triangulaires
- glomérules verdâtres, en panicule terminale non feuillée, à rameaux étalés
- la graine a un diamètre de 1,75 à 2,0 mm, est noire, présente des cavités en forme de cratère et des bords ondulés, rainurés et déchirés
Particularités de la plante :
- les feuilles inférieurs et moyennes, ovales ou lancéolées, sont plus ou moins en forme de patte d’oie (d’où le nom de la plante, du grec “chên”, oie et “podion”, patte)
- “mauvaise herbe” très prolifique et souvent envahissante. C’est souvent une des premières plantes à coloniser des sols fraîchement perturbés
- la plante dégage une odeur nauséabonde rappelant celle du datura (Datura stramonium)
- jeune, elle est légèrement farineuse au revers des feuilles, puis devient glabre
- c’est un cousin de l’épinard
- les feuilles sont très riches en protéines, en vitamine A et C, en fer ainsi qu’en calcium
- les graines sont très nutritives rappelant à cet égard le quinoa, appartenant d’ailleurs avec l’épinard et le chénopode à la même famille des Amaranthacées
Propriétés médicinales :
- anti-inflammatoire, diurétique, laxative, sédative et rafraîchissante
- cette plante était autrefois utilisée en usage externe comme émollient et analgésique
Toxicité :
- tout comme chez l’épinard, les oxalates solubles des chénopodes se montrent irritants et il faudra éviter de les consommer en excès. On peut aussi les faire cuire à deux eaux
- les malades rénaux, hépatiques, arthritiques ou lithiasiques devront éviter de la consommer
- le chénopode est une plante qui accumule fortement les nitrates. Pour la récolte, il n’est pas toujours évident de trouver cette plante en abondance dans des zones sauvages préservées de la pollution
Utilisations culinaires :
- jeunes feuilles crues en salades
- feuilles cuites à la vapeur ou étuvées au beurre comme les épinards, mais aussi en soupes, en gratins, en quiches, en lasagnes, …
- inflorescences en beignets ou en tempuras
- graines vertes comme condiment à la manière d’un “gomasio” vert (passées au tamis, torréfiées, puis assaisonnées de sel)
- graines noires germées (source de vitamines précieuse en hiver)
Pour plus d’infos :
Vidéos :
- Le Chemin de la Nature (FR) :
- Plantes Sauvages Comestibles (FR) :
- Essbare Natur mit Martina Merz (DE) :




